Liste des ouvriers

de la Verrerie de Monthey

(1824-1933)

 

 

 

Cette liste comprend plus de 1'800 noms de personnes ayant travaillé à la Verrerie de Monthey. Elle est la compilation d’une liste des ouvriers dressée par la direction de l’entreprise entre 1890 et 1910 environ (AEV Verrerie de Monthey C/6) et de noms découverts au hasard des sources et des documents utilisés pour la rédaction du mémoire de licence Les ouvriers de la Verrerie de Monthey (1824-1933), acteurs et témoins sociaux de l’industrialisation de la localité (Université de Fribourg, juillet 2003). Le mémoire est disponible à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Fribourg, à la Médiathèque Valais à Sion, ainsi qu’aux Archives de l’Etat du Valais à Sion.

 

C’est une énumération qui permet de découvrir, dans l’ordre et lorsque ces informations sont présentes, le nom de famille, le prénom, la date de naissance (précédée d’une astérisque), le lieu ou pays d’origine (entre parenthèses) et la fonction au sein de l’entreprise d’une partie des employés de la Verrerie de Monthey.

Par exemple : Girardot Amédée *1865 (F) verrier / 3ème souffleur = Amédée Girardot est un verrier d’origine française, occupant la place de troisième souffleur, né en 1865.

Giroud Etienne, gamin = Etienne Giroud est gamin (« aide à tout faire » des verriers) ; on ne sait rien de plus sur cet ouvrier.

 

Hommage à des travailleurs bien souvent anonymes, souvenir de familles, outil pour les généalogistes et les historiens, matière pour les curieux, base statistique, reflet sociologique… Cette liste est un peu tout cela à la fois. Elle est loin d’être exhaustive, elle contient probablement des imprécisions et des erreurs, elle pourra être complétée au fil des découvertes…

 

Merci à Estelle Balet, pour son aide précieuse dans la relecture et la compilation de la liste.

 

 

 

 

                                                                                                Virginie Balet

                                                                                                Monthey, septembre 2004.


Quelques remarques et conventions d’écriture :

 

 

- L’indication « lieu ou pays d’origine » désigne parfois simplement le lieu d’habitation de l’ouvrier. C’est ainsi qu’on peut trouver des noms aux consonances étrangères ou traditionnellement originaires d’un endroit bien précis, qui apparaissent abusivement comme « originaires » de Monthey. Les abréviations employées sont les suivantes : Mthey = Monthey, VS = Valais, CH = Suisse, F = France, D = Allemagne, A = Autriche, I = Italie, B = Belgique, GB = Grande-Bretagne, NL = Pays-Bas.

 

- L’abréviation MCA, notée à la suite de la fonction au sein de l’entreprise, indique que la personne a été Membre du Conseil d’Administration de la Verrerie de Monthey à un moment donné.

 

- L’orthographe utilisée dans les sources a été respectée, même si elle paraît parfois fantaisiste.

Par exemple : Jeannainetti Evariste, gamin = ce nom de famille semble très proche d’un autre nom connu à Monthey : Gianinetti. Mais dans le doute, on a gardé l’orthographe de base.

 

- Il est arrivé de trouver différentes orthographes pour un même nom de famille ; dans ce cas, une seule forme a été arbitrairement privilégiée.

Par exemple : Ponzoni ou Ponsoni ; on a choisi Ponzoni.

 

- Difficile de faire la distinction entre les prénoms composés et les deuxièmes prénoms. Ainsi, pour éviter des erreurs, ils sont tous et toujours écrits sans trait d’union.

Par exemple : Jean Baptiste, Marie Madeleine, Joseph Louis, Jules Marie.

 

- Plusieurs personnes possèdent exactement les même noms et prénoms. Si le lien de famille est connu, il est noté.

Par exemple :

Putallaz François fils *1888 (VS) gamin, puis manœuvre

Putallaz François père *1847 (VS) releveur

Sinon, les chiffres 1 et 2 indiquent qu’il s’agit bien de deux personnes différentes.

Par exemple :

Jardinier Joseph 1 *1866 (Mthey) gamin, puis verrier / souffleur et ouvreur

Jardinier Joseph 2 *1892 (Mthey) gamin

 

- Le nom de jeune fille des femmes mariées, lorsqu’il est connu, est appondu à leur nom d’épouse par un trait d’union.

Par exemple : Garoni-Constantin Césarine

 

- Tout doute, tout changement, toute omission est signalé entre crochets [ ].