Georges
Haldas
Georges Haldas est né
le 14 août 1917 à Genève. Il est de père grec
et de mère suisse. Poète, essayiste, traducteur - Prix Taormina
1970, Prix Schiller 1971 et 1977, Grand Prix de la ville de Genève
1971 - il est notamment lauteur dune suite de chroniques qui
livrent un regard sur le monde alliant finesse danalyse et respect
de lautre. Il a publié à ce jour une soixantaine douvrages
dont les derniers en date sont deux volumes de poésie, « Poèmes
de jeunesse », et « Venu pour dire », « Le
Livre des trois Déserts », « Orphée
errant - carnets 1989 », « Le Maintenant de toujours
- carnets 1995 » et « Ulysse ou la mesure de lhomme ».
Son uvre est parmi les plus denses de la littérature contemporaine.
Georges Haldas a reçu le 21 janvier 1999 du Conseil administratif
de la Ville de Genève la Médaille « Genève
recon-naissante » pour tout ce quil a apporté à
cette ville. En la lui remettant, Alain Vaissade, ministre de la Culture,
a souligné « sa générosité, sa disponibilité
et sa fidélité », relevant sa capacité à
traquer lessentiel dans les détails. Après avoir retracé
sa biographie, il a salué son uvre en ces termes : « Elle
est immense de par sa diversité et sa richesse. Elle émane
de votre foi en la vie et de votre extraordinaire faculté à
faire jaillir les ressources intérieures de lHomme ».
Une uvre dans laquelle « nous nous reconnaissons, et cest
lessentiel ».
Haldas sest dit « très honoré par la distinction
dont je suis aujourdhui lobjet et très touché
que vous ayez pris garde au travail que jai poursuivi durant tant
dannées dans cette ville ». Puis il a évoqué
Genève, dont il a hérité un enracinement par sa mère
et louverture par son père. Une cité où « lici
et lailleurs sont un. Une petite ville porteuse dun monde comme
un cur humain, minuscule, quand il aime, contient lunivers ».
Lécrivain y voit « de secrètes correspondances
avec son destin personnel ».
« Ce sont ces choses que tout au long de ma vie jai essayé
de dire en partant des détails pour arriver à lessentiel,
la vie, la mort, la destination finale de chacun, le fil dor de léternité
dans la trame du temps ». Et constater lincapacité
de lécriture à saisir la richesse et la complexité
de la vie. Elle la ouvert « au monde visible, celui des
hommes, et à la part invisible, fondatrice du visible et où
se trouve la Source unique dont nous procédons tous ».
Et la encouragé « être toujours plus homme,
toujours plus relié à la Source et à travers elle à
tous les hommes et en particulier aux plus démunis, aux plus humiliés,
aux plus souffrants. Mais on ne peut lêtre et se donner aux
autres quà la condition dêtre fidèle à
soi-même et à ses origines, pour moi Genève ».(gc)
retour
|